The Human Matter

“Linked to collective unconscious cognitive processes, Maroussia Chanut's artwork interrogates our contemporary social reality. The work's relationship with time is decisive and the situations are ambiguous.

The work deals with complicated, serious matters. However the artist uses strategies to mislead us with cheering colors and terrific beasts characters seeming to arrive straight out of our childhood’s daydreaming, as baits to capture our attention….or even worse, to seduce us.

The work is funny, cynical, subtle, strong, poetic, accurate, sarcastic, slender, timeless, outrageoulsy contemporary and questioning.

The Human Matter, to be continued...”

Marlène Girardin, galerist, lecturer


L’affaire Homme

Maroussia Chanut propose des œuvres questionnant notre réalité sociale contemporaine.

Les instants dans ses sculptures, sont toujours décisifs et les postures ambigües, à chacun d’y voir sa propre lecture, d’être attentifs aux indices qu’elle veut bien nous donner.

« Nos luttes, nos illusions, nos insuffisances, nos réalités » magistralement évoquées par l’écrivain Romain Gary dans« L’Affaire Homme » sont aussi les sujets de travail de Maroussia Chanut. Pour preuve, le titre de cette exposition, comme un hommage de l’artiste à l’écrivain.

Maroussia Chanut invoque dans ses œuvres des problématiques sérieuses. Pourtant l’artiste nous cueille par des couleurs acidulées et des personnages animalesques sortis de l’enfance, tels des appâts pour mieux nous capter, pire encore, nous séduire.

Son travail est tour à tour drôle, cynique, léger, fort, poétique, sarcastique, gracile, intemporel, contemporain et interrogateur.

L’Affaire Homme, à suivre…

Marlène Girardin, galeriste, conférencière

Exhibition in Lyon: The Human being, this social and political animal

"Three giant dog's noses sniffing themselves in one of the gallery's corner, a small polar perched at the top of an iceberg bear (excluded, in danger, or volontarily isolated?), a pink panther armed with a Kalashnikov and dressed in a military jacket in the size of achild…

Maroussia’s artworks fit into the arts and literary tradition of the animal figure as a mirror to our peculiarities and human customs.

The violence in social relationships, war, need for power, the nonsense of certain situations belong to the main thematics explored by the artist.

She’s presenting many recent artwork at the Gallery, all of them humorous, biting, effective.

The apparent ingenuity of the representations is a trap to thinking and exploring emotions."

Fabien Giacomelli, contemporary art journalist


Exposition à Lyon : l’homme, cet animal social et politique

Trois énormes truffes qui s’entre-reniflent dans un angle de la galerie, un petit ours blanc perché (exclu, en danger, ou s’étant volontairement isolé ?) au sommet d’un îlot d’icebergs, une panthère rose armée d’une kalachnikov et habillée d’un gilet militaire taille enfant…

Les sculptures de la jeune artiste lyonnaise Maroussia Chanut s’inscrivent dans la très ancienne tradition littéraire et artistique de la figure animale comme miroir de nos travers et de nos mœurs humaines.

La violence des relations sociales, la guerre, les rapports de domination,l’absurdité de certaines situations, sont parmi les principaux thèmes explorés par l’artiste.

Elle présente à la galerie Artaé plusieurs œuvres récentes, tout à la fois drôles, cinglantes, efficaces. L’apparente naïveté des représentations est un piège à réflexions et à émotions.

Maroussia Chanut « L’Affaire homme », jusqu’au 2 juillet àla Galerie Artaé, 11, rue Aimé-Collomb, Lyon 3 e, 04-78-38-31-57

Fabien Giacomelli

Her seduction weapons

Displaying naive airs, Maroussia Chanut’sanimals speak about her dark beast : war.

In her workshop, Maroussia chanut is putting thefinal touches to an island of giant icebergs at the top of those is perched asmall polar bear. “Should we rescue him or did he get there to be in peace?” isasking the young artist.

A little further, we discover three huge anddark dog’s noses, a possible metaphor for threeways, power relationships,mistrust or coalition.

Since her training at the College of Arts (1999-2005),Maroussia Chanut produces animal characters to interrogate the human condition,the news, social and affective ties.

"This process is ancient and quite famous, admitsthe artist. This apparently naïve, cute aspect allows me to attract the viewer’sattention to propose hereafter much more tragical and complex stuff. A littlebit like the Mac Guffin in Hitchcock movies, red herring that leads uselsewhere." Next to the animals, there is also a bad Playmobil guy, a GingerdeadMan or…a pink panther armed with a shot gun and military jacket for kids. "Waroften comes back into my work. I’ve been really impressed as a kid by familyconversations about the Ocuupation during WWII, and also the work of Joseph Beuys.I also read a lot of those pilot writers who were in their twenties during thewar: Gary, Vian, Saint-Exupéry, Albert Camus…"Her exhibition is besidesentitled “The Human Matter” (“L’affaire Homme”), after a book by Roman Gary. A caseof fights and emotions.

Jean-Emmanuel Denave, contemporary art journalist


Ses armes de séduction

Sous des airs naïfs, les animaux de Maroussia Chanut parlent de sa bête noire : la guerre.

Dans son atelier, Maroussia Chanut met une dernière touche à son îlot d'icebergs au sommet duquel est perché un petit ours blanc. “Faut-il aller le sauver ou bien s'est-il isolé pour être tranquille ?” interroge la jeune artiste lyonnaise. Plus loin, on découvre trois énormes truffes sombres,métaphore possible des rapports à trois, rapports de domination, de méfiance ou d'alliance possible… Depuis sa formation à l'Ensba de Lyon (1999-2005),Maroussia Chanut sculpte et met en scène des figures animales pour interroger la condition humaine, l'actualité, les liens sociaux et affectifs. “Ce procédé est ancien et connu, reconnaît l'artiste. Cet aspect en apparence naïf, mignon, simple des oeuvres me permet d'attirer le regard pour proposer, au-delà, des choses plus tragiques, plus complexes. C'est un peu comme le MacGuffin dans les films de Hitchcock, une fausse piste qui nous entraîne ailleurs.” A côté des animaux, on trouve aussi un Playmobil, un bonhomme pain d'épice ou… une panthère rose armée d'un fusil et accoutrée d'une veste militaire pour enfant. “La guerre revient tout le temps dans mon travail. J'ai été très marquée par les discussions familiales sur l'Occupation et par l'oeuvre de Joseph Beuys. Je lis beaucoup aussi ces auteurs qui avaient 20 ans pendant la guerre : Gary, Vian…” Son exposition s'intitule d'ailleurs “L'affaire Homme”, titre d'un recueil de Romain Gary. Une affaire de luttes et d'émotions.

Jean-Emmanuel Denave
Télérama Sortir n°3204

Using Format